Balade à la journée au Rove, pays des chèvres.
Par une magnifique journée ensoleillée et très calme, nos baladeurs ont pris le chemin du Rove, de l’autre côté de Marseille, pour un peu plus d’une heure de route en covoiturage bien sûr. Et oui, pour découvrir de nouveaux horizons, il faut s’en donner les moyens. Et nous avons été récompensés.
Une fois les voitures bien rangées sur le parking du village, nous avons entamé la montée vers les plateaux, territoire ancestral de certaines biquettes probablement débarquées des bateaux venus du moyen Orient, il y a plusieurs millénaires. Alain nous narra le commerce et l’intendance pour assurer la nourriture fraîche pendant les longues traversées. Les animaux vivants servaient aussi pour troc. Au milieu du siècle, le village comptait 500 habitants et 5000 chèvres ! Aujourd’hui, c’est plutôt l’inverse. On compte plus de 5000 habitants et seulement 500 chèvres.
Un peu plus haut, en pleine nature, nous faisons une 2° halte sous un énorme figuier près d’un abreuvoir pour les animaux (chèvres ou autres) alimenté par un puits bien rempli grâce aux nombreuses précipitations de cet hiver. Nous avons dû faire de grands détours pour ne pas prendre de bains de pieds.
Par un petit sentier, nous avons pris de la hauteur pour atteindre la fameuse « Route Pompidou » construite en 1968 pour le projet « Amerove », immense complexe touristique comprenant : Port artificiel, hôtels, centres commerciaux,etc. Une immense vague de contestation s’est engagée pour refuser la destruction de cet espace naturel exceptionnel. Avec le soutien de tous les habitants du village Mr Georges Rosso, postier (conseiller à la mairie) réussit à stopper le projet. La population lui est restée reconnaissante en l’élisant Maire du Rove, le reconduisant pendant 42 années dans ses fonctions à la mairie. Il démissionnât en 2025 à l’âge de 95 ans.
André Aragon a dû modifier notre parcours car le retard pris en raison d’un accident sur l’autoroute nous aurait été préjudiciable dans le timing. Nous avons donc, suivi cette « Route Pompidou », jamais utilisée en circulation puisque interdite. C’est donc, comme sur un tapis magique, que nous avons atteint le balcon (choisi par André), sur la grande bleue, pour piqueniquer.
La lumière sublimait le panorama sur la célèbre baie de Marseille, sous nos yeux, un réel enchantement.Et nous nous sommes amusés à deviner le nom de toutes les îles qui jalonnent ces eaux azur. Le temps était suspendu.
Mais aussitôt terminé le café et les sucreries (légendaires à SNC), il était déjà temps pour la photo de groupe et pour poursuivre l’aventure.
Mais aussitôt terminé le café et les sucreries (légendaires à SNC), il était déjà temps pour la photo de groupe et pour poursuivre l’aventure. Alain nous conte l’histoire du fort construit à la fin du 19° siècle, après la guerre. Plus aucune lacune ne nous sera permise sur le sujet. Promis, nous n’aurons pas d’interro écrite ! Déjà c’était 14 h, et les choses plus physiques commencent réellement. Après quelques centaines de mètres de route goudronnée, nous bifurquons à droite par un petit chemin quasiment invisible. Très vite une grande descente s’amorce avec des obstacles à franchir. Nous avons bien assuré, (nous les marcheurs) ! Tourner à gauche, cette fois, nous disparaissons dans un bosquet, petit bois ou boqueteau, tantôt grimpant tantôt descendant jusqu’à retrouver un large chemin style DFCI qui nous ramènera confortablement jusqu’au village vers 15h45. Certains prennent le chemin du retour pour (comme prévu) échapper aux célèbres bouchons sur Marseille. D’autres, inconscients ont absolument voulu partir à la chasse au trésor local.
Les Brousses du Rooooove ! Ils en ont bien trouvé…mais dans les bouchons ils sont tombés !!! 😊
Elisa













































