"Un oppidum, des oppida"

... pas très gaulois comme appellation ...

 Le Ruissatel, c'était est le but de notre rando.. Là haut, à 448 m, comme bien souvent au cours de nos ballades, la vue est exceptionnelle. Au pied de la croix on aurait envie de rester là, un bon moment, à essayer de reconnaître, dans la vallée de l'Huveaune, tel ou tel village ou quartier ou à repérer Notre Dame de la Garde et le tout nouveau Stade Vélodrome.

Le lieu est étonnant : une sorte de petit plateau avec, tout autour des "à pics". D'ailleurs les gaulois ne s'y sont pas trompés, ils avaient établis ici un petit village fortifié comme ils l'avaient fait sur beaucoup de collines alentour. Les archéologues nous le disent : des tessons de poteries et des fragments de meules, découverts en ces lieux grâce à des fouilles, prouvent l'existence de ces "oppida".

 

"Un oppidum, des oppida" ... pas très gaulois comme appellation. Il semble que, sur ce sujet, les écrits qui nous sont parvenus datent de l'époque romaine. C'est donc dans leur langue latine que les romains expriment leurs observations. Ces guerriers conquérants avaient donc ici, face à eux, des tribus barbares : Celtiques, Salyens ou Ligures ... Et ces barbares, et bien c'étaient "nos ancêtres les gaulois" qui avaient nécessité de se défendre. Certes, dans nos régions, ça a commencé par les grecs venus de Phocée, mais ça a bien continué durant l'époque romaine.

Bon, revenons au sommet du Ruissatel. Moi je trouve que, en terme de visibilité des traces, la caractéristique de certains oppida c'est qu'on ne voit rien ou pas grand chose. Il faut dire que 15 ou 30 siècles d'âge en sont sûrement la cause. Pourtant ici, sur le Ruissatel, les archéologues nous font quelques descriptions. Et, en effet, sur le sol, on peut observer un "alignement d'amas de pierres" qui émerge (à peine) à travers les buissons envahissants. Voilà, il semblerait qu'il s'agisse d'un tronçon de rempart écroulé. L'alignement est Nord Est - Sud Ouest et, en effet, pourrait avoir servi de défense face à la partie la plus vulnérable du lieu, c'est à dire le petit plateau qui en permet l'accès.

Nous sommes donc bien sur l'oppidum du Ruissatel et peut-être que nos ancêtres ont vécu là des inquiétudes et des luttes contre les envahisseurs ... contre l'immigration quoi ... C'est ainsi qu'on réalise que les préoccupations actuelles de nos sociétés ne sont pas nouvelles ... Pourtant, il ne faut pas oublier que ce sont les échanges de toutes natures et en particulier le brassage des populations qui ont permis l'évolution et la richesse de nos sociétés.

Bon assez philosophé ! Allons voir d'autres traces : celles laissées par les tournages de films de Marcel Pagnol ... Mais ce sera une autre histoire ...

Merci pour votre attention et à bientôt pour de nouvelles aventures

 

Alain Frébault, le 22.11.2014

 

 

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